18ème Congrès SFIO

Tours, décembre 1920

 

 

 

 

La banlieue rouge : naissance d’une culture politique de gauche

 

L’idée des classes laborieuses perçues comme classes dangereuses date de la première moitié du XIXe siècle. Devenue un lieu commun de la réflexion sociale et politique, cette idée se transforme en véritable psychose dans les années 1920, trois ans après la révolution Bolchevique.

La campagne anticommuniste et les grandes enquêtes, donnent consistance au péril rouge. 

 

Le mythe politique de banlieue rouge nait peu de temps après le congrès de Tours sous la bannière « prolétaires de tous les pays unissez-vous » au cours duquel le parti Socialiste (SFIO) se scinde en deux, donnant naissance au parti communiste. Ce mythe exprime en la déformant, la rencontre du jeune parti Communiste avec une fraction de la classe ouvrière de la banlieue de Paris. La peur du bolchevisme s'incarne dans cette ceinture rouge qui enserre la capitale, la ville du pouvoir, qui cernée par ces révolutionnaires installent dans les communes des élus communistes. Si la droite réagit en publiant des textes haineux concernant la débilité supposée des ouvriers se laissant « avoir » par les communistes, l’Église, pour reconquérir ce territoire en perdition, joue un rôle social important.

 

Mais, en fait, quelle portée ont eu les municipalités communistes de l’entre-deux-guerres, à la fois culturellement et socialement, notamment dans les villes du Val-de-Marne et plus particulièrement à Gentilly ?    

      

 

  Samedi 29 septembre : 25 r. Jean Louis, Gentilly,

local Société d’Histoire-18 heures

 

         Une conférence de Madeleine Leveau Fernandez, historienne. (Entrée libre)

 

 

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Conférences 2018
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Le 23 juin prochain, veille de la Fête à Gentilly,
la conférence « 1914-1918, VIVRE A GENTILLY »
se déroulera dans la salle d’animation de La médiathèque.


La Société d’Histoire de Gentilly vous propose d’entendre et de voir sous un angle original, des pages du récit historique de notre ville, pour la troisième année consécutive, suite aux conférences Gentilly, ville des plaisirs (2016) et Si Gentilly vous était conté (2017).
Huit sociétaires ont écrit un propos racontant les douleurs, les sacrifices que subissaient voilà un siècle les habitants de notre commune loin des champs de batailles.
Du spectacle presque insouciant de Guignol devenu militaire, à la leçon de morale du matin donnée par l’institutrice de l’école du centre, en passant par le combat au quotidien des femmes, des mères, à la préparation des enfants à combattre, aux souvenirs d’un ancêtre sorti de Saint-Cyr-l’École, à ceux des blessés de l’hôpital n°88, 1914-1918, vivre à Gentilly fait sienne la phrase d’Henri-Barbusse :
" Ce serait un crime de montrer les beaux cotés de la guerre, même s’il y en avait ".


Que soient remerciés la Municipalité, son service Communication, l’équipe de la Médiathèque pour leur aide précieuse, ainsi que le service des Relations Publiques.
Merci aux Sociétaires :

Madeleine Leveau-Fernandez, Françoise Pou-Dubois, Nicole Pacoureau,
Anouck Gold-Damour, Marc Hermant, Bernard Combe, Daniel Gaillard,
Paul Pacoureau, pour leur méticuleux travail de restitution.

 

Un salut particulier est à adresser à Bernard Delaplace qui a accepté d’être notre unique récitant, redonnant voix à « Celles et Ceux de 14 » vivant dans l’ombre des Croix de bois.


Gilbert Khémaïs
Président de la SHG

 

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La place Henri Barbusse, la fontaine « enfant au canard »

 

 LE NOM DES RUES, la deuxième partie

 

 LES PIÉTONS DE GENTILLY

 

 

 

 

Après avoir découvert comment le nom était venu à nos rues, depuis quand les maisons portaient des numéros et quelle avait été l’évolution de l’éclairage public (conférence du 28 avril) abordons le nom de nos rues sur le terrain.

 

Pourquoi ne pas découvrir sa ville en s’amusant ? Le principe est simple : parcourir les rues de Gentilly d’une manière ludique, en répondant à des questions, en résolvant des rébus, des énigmes ou en trouvant les indices permettant d’atteindre l’étape suivante, telle une enquête nous faisant progresser au fil du parcours.

 

Le nom des rues demeure le thème principal de ce rallye pédestre à travers

 

la ville, mais il n’est pas exclu que cette promenade soit aussi l’occasion de découvrir le patrimoine historique ou architectural de la ville.

 

Il ne s’agit pas d’une course mais d’une promenade qui n’a d’autres buts que de s’amuser et de découvrir Gentilly autrement.

 

Les chaussures confortables sont donc recommandées, les bâtons de marche sont les bienvenus, et les appareils photographiques considérés comme une excellente idée. Après tout ne sommes nous pas dans la ville natale de Doisneau.

 

 

Samedi 26 mai - 18 h - rendez-vous 25 rue Jean Louis

1eretage, local de la S.H.G

 

 

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Conférence de

Madeleine Leveau Fernandez, samedi 28 avril-18h.

 

 

LES NOMS DES RUES

 

 

Nos rues sont presque toutes nées du remplacement progressif d’anciens sentiers ou chemins. Le nom de ces sentiers a longtemps été une habitude orale provenant d’un ancien lieudit (Moulin de la Roche), d’un édifice voisin religieux ou civil (église, fontaine, marché ou mairie) ou d’un notable. Avec l’expansion urbaine, la transmission de ces noms pose des problèmes de localisation. Une plus grande précision s’est donc  imposée.

 

À partir de 1600, sur une idée du Duc de Sully, les rues adoptent des noms n'ayant pas de rapport direct avec le lieu désigné. Si la Révolution de 1789 supprime tout ce qui a un rapport avec le religieux, le Directoire, puis le Premier Empire, inversent  le phénomène. Les noms de saints ou rues de l’église réapparaissent aux côtés des noms de généraux ou de victoires militaires (rue de Mazagran) ville Algérienne, célèbre une bataille-en1840.

 

Aujourd’hui, l’éclectisme domine mais les courants principaux sont les personnages célèbres, majoritairement masculins (Jean-Jaurès, Paul-Vaillant-Couturier), les régions géographiques (du Val-de-Marne, d’Arcueil) et enfin les références aux différents conflits (Souvenir, Verdun, Stalingrad).

 

Si l’attribution d’un nom aux rues est obligatoire depuis 1728, les maisons, en revanche, continuent à ne connaître aucun état civil. Plusieurs tentatives de numérotages restent infructueuses et ce n’est qu’en 1805 qu’un décret organise un numérotage rigoureux,

celui que nous connaissons aujourd’hui.

 

Collège Pierre Curie- 25 rue Jean Louis

Local de la Société d’Histoire de Gentilly

 

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Plateaux Sanofi : vue d’ensemble avenue Raspail Gentilly

 

 

 

METIERS D'HIER, PROFESSIONS D'AUJOURD'HUI

 

Des origines aux années 1980

 

 

 

Jusqu'au XVIIe siècle, la paroisse de Gentilly est essentiellement rurale même si le village connait les prémices d’une première industrialisation avec l'exploitation des carrières qui est attestée dès le XIIIe siècle.

 

Toutefois, la Bièvre demeure le moteur de sa véritable industrialisation avec l'installation des blanchisseries et des métiers du cuir.

 

 
C'est durant la décennie 1895-1905 que Gentilly, comme la plus grande partie des communes de la banlieue parisienne, connaît son plus fort rythme de développement industriel et ce, jusque dans les années qui suivent la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Mais, avec les nouvelles lois favorisant la décentralisation, Gentilly comme toute la région parisienne connaît l'amorce de son déclin industriel au cours des années 1960.

 

 
Les ateliers de production disparaissent progressivement mais la ville conserve un patrimoine économique qui se transforme.

 

Les emplois offerts par les nouvelles technologies, les arts graphiques, le tertiaire équilibrent le potentiel économique de la ville durant les années 1980.

 

 

 

En 1993 la Maire Carmen Le Roux qui préfacera la brochure 66 pages consacrée à l’histoire des métiers et des professions qui se sont développés à Gentilly au cours des quatre derniers siècles écrira :

 

«  C’est pourquoi nous marquons à Gentilly notre volonté de promouvoir l’implantation

 

d’entreprises de production liées aux besoins d’une industrie moderne, performante, créatrice d’emploi stables (…) comment ne pas voir dans l’évolution de tous ces métiers

 

de leur modernisation la reconnaissance d’une culture populaire dont nous sommes toutes

 

et tous les héritier -es »  

 

 

 

Samedi 24 février - 18 heures, conférence de Madeleine Leveau Fernandez.

 

25 rue Jean Louis, Gentilly, local de la Société d’Histoire, 1er étage entrée libre.    

 

Conférence de Madeleine Leveau Fernandez :

 

La Maison de la Photographie Robert Doisneau.

 

 

 

 

À l’occasion des 80 ans du photographe Robert Doisneau, une grande fête est organisée en son honneur à Gentilly, ville où il est né le 14 avril 1912. C’est ce jour-là que Robert Doisneau donne officiellement son nom à la future Maison de la Photographie.

 

Le choix du lieu s’était porté sur un bâtiment datant du XVIIIe siècle, probablement l’une des maisons parmi les plus anciennes de la commune.

 

Construit sur un terrain situé à l’emplacement du domaine des Jésuites, domaine qui deviendra celui de la Tour Ronde, propriété de la duchesse de Villeroy, le bâtiment est complètement en ruine, il exige alors une rénovation complète.

 

Au début du XXe siècle, la maison devient un hôtel garni- meublé qui portait le nom de la rue dans laquelle il se trouvait : l’Hôtel du Paroy. 

 

La Maison de la Photographie, inaugurée le 24 février 1996, est un lieu d’exposition temporaire mais elle n’abrite pas l’œuvre du photographe. En explorant la photographie humaniste dans ses pratiques actuelles, elle rend hommage à Robert Doisneau qui a été,en son temps, aux côtés de Willy Ronis, Edouard Boubat, Izis et Emile Savitry, l'un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.

 

 

 

Samedi 27 janv. 18 h, collège Pierre Curie, 25 rue Jean Louis, 1er étage.

 

(entrée libre)